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Moins de pesticides, plus de rendement et de revenus selon la
FAO
20 décembre 2010, Rome - En Afrique de l'Ouest, grâce à un projet international qui promeut les pratiques
agricoles durables, des agriculteurs sont parvenus à réduire l'utilisation des pesticides toxiques tout en augmentant leurs rendements et leurs revenus et en diversifiant les systèmes
culturels.
Quelque 100 000 agriculteurs au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal participent à ce projet au niveau communautaire exécuté par la FAO et baptisé Programme de gestion intégrée de la
production et des déprédateurs en Afrique de l'Ouest.
"En Afrique de l'Ouest, la tendance au cours des dernières décennies était à l'utilisation accrue de pesticides hautement toxiques pour les cultures à haute valeur et fréquemment irriguées. Il y
a un manque général de connaissance des effets négatifs des pesticides sur la production, l'économie et la santé des communautés ainsi que sur l'environnement", affirme l'expert de la FAO William
Settle.
"De simples expériences sur le terrain, à l'instar de celles qui sont pratiquées dans les écoles pratiques d'agriculture de terrain, ont doté les petits exploitants agricoles des moyens de
produire d'une manière plus respectueuse de l'environnement tout en améliorant leurs rendements et leurs revenus", ajoute M. Settle..../...
Au Mali, une enquête menée dans 65 villages de planteurs de coton, qui avaient été formés en 2007-08, a montré une réduction de 94 pour cent de l'utilisation des pesticides chimiques et une
augmentation de 400 pour cent de l'utilisation des matières biologiques comme le compost et le fumier, des substances qui peuvent inverser le déclin de la fertilité des sols.
Au Burkina Faso, la gestion intégrée de la production et des déprédateurs a permis d'accroître les rendements de 14 à 70 pour cent. Près de 16 000 planteurs de coton ont été formés dans le cadre
du projet et leur nombre devrait doubler d'ici à fin 2011.....
Retrouvez le communiqué intégral de la FAO :
http://www.fao.org/news/story/fr/item/48960/icode/
-Pressings: des ONG réclament l'interdiction du
perchloroéthylène
Le Réseau environnement santé (RES) et Générations futures demandent l'interdiction de l'utilisation du perchloroéthylène dans les pressings, après le décès d'une femme intoxiquée par des rejets
à Nice et l'ouverture d'une information judiciaire.
Les deux associations dénoncent dans un communiqué "l'utilisation du perchloroéthylène dans les pressings qui a pour conséquence la dégradation de la santé des travailleurs du secteur et des
riverains".
Le perchloroéthylène (ou tétrachloroéthylène), rappellent-elles, est reconnu comme cancérigène probable par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), avec son "potentiel toxique
élevé sur le système nerveux, le foie, les reins et les voies respiratoires".
"Nos organisations pensent que l'utilisation d'un produit dont la dangerosité est connue officiellement depuis longtemps est inacceptable alors même que des alternatives existent", indiquent
François Veillerette (Générations Futures) et André Cicolella (RES).
.../...
Ils demandent que l'utilisation de ce produit dans les pressings soit interdite "dans les meilleurs délais".
D'autres incidents du même type ont été répertoriés ces dernières années en France. Le fils de la victime, membre de l'Association de défense des victimes d'émanation de perchloroéthylène des
pressings, cite ainsi le cas d'un jeune restaurateur rennais présentant des lésions au cerveau qui se bat pour la fermeture du pressing attenant à son commerce.
(source AFP)
Cette campagne sur le perchlororéthylène prend place dans la campagne 'Environnement et Cancer' lancée par Générations Futures, HEAL en collaboration avec le RES et le WWF France le 1° décembre.
Retrouvez cette campagne sur le site :
http://www.environnemen-et-cancer.com
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Agriculture biologique : Générations Futures dénonce le renoncement du
gouvernement
Alors que le Grenelle de l’environnement programmait 6% de surface agricole en bio en 2012 et 20% en 2020, la loi de finances 2011 qui vient d’être adoptée par Parlement divise par deux le
montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique.
Cette mesure était pourtant essentielle pour développer l’agriculture biologique en facilitant les conversions. Cette période de conversion est en effet la plus problématique pour les
agriculteurs, qui ne vendent pas leurs produits au prix du bio pendant les trois premières années de conversion. Alors qu’en 2010 nous n’en sommes qu’à 2,46% de la surface agricole consacrée à
l’agriculture biologique, la majorité gouvernementale n’a pourtant pas hésité à torpiller cette mesure de soutien essentielle au secteur de production bio.
"Il s’agit d’une véritable trahison, d’un reniement insupportable" s’insurge François Veillerette, porte parole de Générations Futures. "Une fois de plus la majorité présidentielle cherche à
satisfaire une FNSEA de plus en plus dominée par l’agro‐industrie et renie sa parole donnée pendant le Grenelle de l’Environnement en retirant son soutien à l’Agriculture Biologique. Les produits
bios sont pourtant plébiscités par le public comme le prouve l’augmentation de la demande de plus de 10% par an. Le manque de soutien à la production nationale va encore aggraver la situation
alors que près de 40 % des produits bios consommés sont actuellement importés." ajoute‐t-il.
lire aussi la réaction des agriculteurs bio :
http://www.repasbio.org/fnab/images/stories/communiqus_de_presse/communiqu_de_presse_fnab_crdit_dimpot_bio_13_12_2010.pdf
-sourceMDGRF.
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